I.
Kenya
Le Masaï Mara, la migration, la lumière dorée
Le Kenya, c'est la lumière. Une lumière dorée que je n'ai retrouvée nulle part ailleurs avec cette netteté. Au Masaï Mara, les matins de juillet posent les ombres comme un tireur précis ; les soirs, octobre tombe en quelques minutes et les troupeaux s'allongent dans les hautes herbes.
Je travaille avec deux camps de tente — pas de béton, pas de buffet, des feux le soir et des bouilloires en émail. Les guides masaï que j'engage sont ceux que je connais depuis quinze ans. On part à l'aube, on rentre avant la chaleur, on repart en fin d'après-midi pour la lumière qui descend.
La grande migration traverse la rivière Mara entre fin juillet et début octobre, mais le Mara reste extraordinaire en dehors de ces fenêtres — moins fréquenté, plus paisible, avec un usage beaucoup plus fin du territoire. On peut combiner avec le lac Nakuru ou les hauts plateaux du Laikipia pour ouvrir le voyage.